Exposition
Michèle Pierret
Pastels
Exposition du 20 mai au 11 juin 2005
du mardi au samedi de 14 h à 19 h
Vernissage jeudi 19 mai de 18 à 21 heures
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Le triomphe de la communion
Quel est celui qui fait tenir les corps ensemble si Dieu est plutôt celui qui les sépare, et n'a de temple pour l'abriter, faute de murs et de toit, que la lumière captée par les vitraux ici assemblés afin d'intégralement la retenir et l'épuiser, sans jamais évider le moindre espace destiné à loger une transcendance ?
La peinture de Michèle Pierret est, bien sûr, métaphysique comme celle de Blake jadis ; mais elle laisse tomber Dieu ou Diable pour ne retenir que l'énigme posée par le grand foutoir acéphale dans lequel nous baignons et nous reproduisons, la peine ou la joie y étant indifférentes et les corps réduits à la silhouette de leurs meilleurs morceaux réciproquement absorbés.
Bref on aura compris qu'il s'agit sur ces cimaises et enfin pour la première fois à Paris, de la Chapelle Sixtine, mais restaurée comme il aurait fallu.
Charles Melman.
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Dessinatrice, graveur et peintre, Michèle PIERRET vit et travaille à Paris.
D'abord qualifiée proche de l'art brut dans ses commencements, son travail s'est ensuite inscrit, historiquement, aux confins des mouvements de la figuration libre, du néo-expressionisme. Spontanéité du geste, imagination débordante dans la représentation de la figure, et théâtralisation d'un fond sexuel déclaré, tels sont les composants de sa création. Le plus remarquable étant que celle-ci n'ait rien perdu de sa force instinctive en s'appropriant, sans détour conceptuel, la leçon des maîtres de l'art moderne. |